Aleteia

Test Soundcloud

Mode d’emploi de la cĂ©lĂ©bration de la Parole de Dieu
Avec le concours de la revue Magnificat

  • Si l’on est seul, il est prĂ©fĂ©rable de lire simplement les lectures et les oraisons de la messe de ce jour dans son missel ou de suivre la messe Ă  la tĂ©lĂ©vision.
  • Cette cĂ©lĂ©bration requiert au moins la prĂ©sence de deux personnes.
  • On place le nombre de chaises nĂ©cessaires devant un coin priĂšre.
  • Une simple croix, ou un crucifix, doit toujours figurer en arriĂšre-plan.
  • On allume une ou plusieurs bougies, que l’on place sur un support non combustible.
  • On n’orne pas de fleurs le coin priĂšre. On aura d’autant plus de joie de les remettre la nuit de PĂąques.
  • On dĂ©signe la personne qui va conduire la priĂšre, celle-ci gĂšrera aussi la longueur des temps de silence. On dĂ©signe un lecteur
Lire aussi :

* * *

MERCREDI SAINT

Célébration de la Parole

Les yeux fixés sur le Christ Jésus, Entrons dans le combat de Dieu

* * *

 

Avant la cĂ©lĂ©bration, vous pouvez Ă©couter ce trĂ©sor du grĂ©gorien, l’introĂŻt, « Judica me » qui se chante comme la priĂšre dĂ©chirante d’un homme accablĂ©, oĂč l’effroi se transforme en confiance.

Tous sont assis. Celui qui guide la célébration prend la parole :

Oui, frùres et sƓurs,
en ce Mercredi saint,
fixons nos yeux sur le Christ JĂ©sus
et prĂ©parons tout notre ĂȘtre
Ă  entrer dans le combat de Dieu.

Voici que viennent les jours oĂč JĂ©sus notre Sauveur
souffrit sa passion et ressuscita dans la gloire.

Notre DĂ©fenseur va offrir sa vie
pour nous arracher au pouvoir de Satan
et pour nous rendre dignes
de recevoir la grùce de sa résurrection.

FrĂšres et sƓurs, si c’est le Fils de Dieu lui-mĂȘme
qui vient prendre notre défense,
qui nous condamnera ?

Pause

Ô JĂ©sus, voici que nous sommes empĂȘchĂ©s
de perpĂ©tuer l’offrande de ta vie
par la cĂ©lĂ©bration de l’eucharistie :
plus que jamais, tu nous demandes
d’actualiser ton eucharistie par nos vie,
en nous aimant les uns les autres
comme tu nous as aimés.

 

Aprùs quelques minutes de silence, tous lùvent et se signent en disant :

 

℣. Au nom du Pùre, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

Celui qui guide la cĂ©lĂ©bration poursuit :

 

Pour nous préparer à accueillir la parole de Dieu
et pour qu’elle nous guĂ©risse,
nous nous reconnaissons pécheurs.

 

On dit ensuite le rite pénitentiel. Par exemple :

 

℣. Seigneur, accorde-nous ton pardon.
℟. Nous avons pĂ©chĂ© contre toi.
℣. Montre-nous ta misĂ©ricorde.
℟. Et nous serons sauvĂ©s.
℣. Que Dieu tout-puissant nous fasse misĂ©ricorde ;
qu’il nous pardonne nos pĂ©chĂ©s
et nous conduise Ă  la vie Ă©ternelle.
℟. Amen.

 

On dit ou on chante :

 

℣. Seigneur, prends pitiĂ©.
℟. Seigneur, prends pitiĂ©.
℣. Ô Christ, prends pitiĂ©
℟. Ô Christ, prends pitiĂ©
℣. Seigneur, prends pitiĂ©.
℟. Seigneur, prends pitiĂ©.

 

Celui qui guide lit la priĂšre d’ouverture.

Puisque tu as voulu, Seigneur,
que ton Fils fût crucifié pour nous
afin de nous arracher au pouvoir de Satan,
fais que nous puissions recevoir la grùce de la résurrection.
Par JĂ©sus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu,
qui rĂšgne avec toi et le Saint Esprit,
maintenant et pour les siĂšcle des siĂšcles.


℟. Amen.

 

On prend les lectures de la messe de ce Mercredi saint.

Celui qui est chargĂ© de faire la premiĂšre lecture reste debout pendant que les autres s’assoient.

 

PREMIÈRE LECTURE

 

Lecture du livre du prophĂšte IsaĂŻe (Is 50, 4-9a)

Le Seigneur mon Dieu m’a donnĂ© le langage des disciples,
pour que je puisse, d’une parole,
soutenir celui qui est épuisé.
Chaque matin, il Ă©veille, il Ă©veille mon oreille
pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé
J’ai prĂ©sentĂ© mon dos Ă  ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas cachĂ© ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient Ă  mon secours ;
c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, Celui qui me justifie.
Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?
Comparaissons ensemble !
Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?
Qu’il s’avance vers moi !
Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;
qui donc me condamnera ?

℣. Parole du Seigneur.
℟. Nous rendons grñce à Dieu.

 

Celui qui est chargé de faire la lecture du psaume se lÚve. Les autres restent assis. Si possible, il sera préférable de psalmodier. En famille, on pourra plus simplement dire ou chanter ensemble le refrain, aprÚs que le Lecteur a lu la strophe.

 

PSAUME
(68, 8-10, 21-22, 31.33-34)

 

℣. Dans ton grand amour, Dieu, rĂ©ponds-moi ; c’est l’heure de ta grĂące. ℟.

C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage :
je suis un Ă©tranger pour mes frĂšres,
un inconnu pour les fils de ma mĂšre.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.
℟.

L’insulte m’a broyĂ© le cƓur,
le mal est incurable ;
j’espĂ©rais un secours, mais en vain,
des consolateurs, je n’en ai pas trouvĂ©.
À mon pain, ils ont mĂȘlĂ© du poison ;
quand j’avais soif, ils m’ont donnĂ© du vinaigre. ℟.

Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grĂące.
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fĂȘte :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur Ă©coute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnĂ©s. ℟.

Tous se lùvent. On dit ou on chante l’acclamation de l’Évangile.

 

℣. Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire ! ℟.
℣. Salut, î Christ, notre Roi :
obéissant au PÚre ;
comme l’agneau vers l’abattoir,
tu te laisses conduire Ă  la croix
.
℣. Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire ! ℟.

 

L’Évangile n’est pas proclamĂ©, mais simplement lu. Celui qui en fait la lecture se contente de dire, avec sobriĂ©té :

 

ÉVANGILE

 

De l’Évangile de JĂ©sus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14-25)

En ce temps-lĂ , l’un des Douze, nommĂ© Judas Iscariote, se rendit chez les grands prĂȘtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente piĂšces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le premier jour de la fĂȘte des pains sans levain, les disciples s’approchĂšrent et dirent Ă  JĂ©sus : « OĂč veux-tu que nous te fassions les prĂ©paratifs pour manger la PĂąque ? » Il leur dit : « Allez Ă  la ville, chez untel, et dites-lui : “Le MaĂźtre te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux cĂ©lĂ©brer la PĂąque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que JĂ©sus leur avait prescrit et ils prĂ©parĂšrent la PĂąque.

Le soir venu, JĂ©sus se trouvait Ă  table avec les Douze. Pendant le repas, il dĂ©clara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » ProfondĂ©ment attristĂ©s, ils se mirent Ă  lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en mĂȘme temps que moi, celui-lĂ  va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est Ă©crit Ă  son sujet ; mais malheureux celui  par qui le Fils de l’homme est livrĂ© ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas nĂ©, cet homme-lĂ  ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » JĂ©sus lui rĂ©pond : « C’est toi-mĂȘme qui l’as dit ! »

Aucune acclamation ne conclut la lecture.

Tous s’assoient.

Le Conducteur redit lentement, comme en Ă©cho lointain :

Au plus profond de nos cƓurs marquĂ©s par le pĂ©chĂ©,
laissons résonner  cette parole cette parole prophétique :

« Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ? »

On garde 5 mn de silence pour une méditation personnelle.

La Trahison de Judas, détail des fresques de Giotto de la chapelle des Scrovegni de Padoue.

 

Celui qui guide la cĂ©lĂ©bration marque la fin du temps de silence. Il invite alors tout le monde Ă  se lever et il introduit Ă  la priĂšre dominicale :

Unis dans l’Esprit et dans la communion de l’Église,
nous osons prier comme le Seigneur JĂ©sus lui-mĂȘme
nous l’a enseigné :

 

On dit ou on chante le Notre PĂšre :

℟. Notre Pùre


 

Et on enchaßne immédiatement :

℟. Car c’est à toi


 

Puis celui qui guide invite au partage de la paix :

Nous venons d’unir notre voix
Ă  celle du Seigneur JĂ©sus pour prier le PĂšre.
Nous sommes fils dans le Fils.
Dans la charité qui nous unit les uns aux autres,
renouvelés par la parole de Dieu,
nous pouvons Ă©changer un geste de paix,
signe de la communion
que nous recevons du Seigneur.

 

Tous Ă©changent alors une salutation de paix Ă  distance, par exemple en s’inclinant profondĂ©ment les uns vers les autres tour Ă  tour ; ou bien , en famille, en s’envoyant un baiser avec deux doigts sur les lĂšvres.

On s’assied.

 

COMMUNION SPIRITUELLE

 

Celui qui guide la célébration dit :

 

Quand nous ne pouvons pas recevoir la communion sacramentelle faute de messe, le pape François, nous invite instamment Ă  pratiquer la communion spirituelle, appelĂ©e aussi “communion de dĂ©sir”.

Le Concile de Trente nous rappelle que celle-ci  « consiste dans un ardent désir de se nourrir du Pain céleste, avec une foi vive qui agit par la charité et qui nous rend participants des fruits et des grùces du Sacrement ».

La valeur de notre communion spirituelle repose donc sur notre foi en la prĂ©sence du Christ dans l’Eucharistie comme source de vie, d’amour et d’unitĂ©, et sur notre dĂ©sir d’y communier malgrĂ© tout.

Dans cet esprit, je vous invite maintenant Ă  incliner votre tĂȘte, à fermer les yeux et Ă  vous recueillir.

 

Pause

 

Au plus profond de notre cƓur,
laissons monter en nous le désir ardent de nous unir à Jésus,
dans la communion sacramentelle,
et de faire vivre ensuite son amour dans nos vies,
en aimant les autres comme il nous a aimés.

On reste en silence pendant 5 minutes pour un coeur Ă  coeur avec le Christ JĂ©sus.

On peut chanter un cantique d’action de grñce.

On se met debout.

On dit tous ensemble la priÚre suivante :

℟. Reste au milieu de ton peuple, Seigneur ;
Veille avec une fidĂ©litĂ© de chaque instant sur nos cƓurs.
Et puisque ton Fils Jésus-Christ nous a donné
la plus grande preuve d’amour qui puisse ĂȘtre :
aide-nous par ta grĂące Ă  nous aimer les uns les autres
comme tu nous as aimés.

 

BENEDICTION

 

Celui qui guide la célébration, les mains jointes dit, au nom de tous, la formule de bénédiction : 

Par l’intercession de saint N. [patron de la communautĂ© de paroisses ou de la paroisse ou du pays],
de tous les saints et saintes de Dieu,
Que le Dieu de la persévérance et du courage
nous donne de manifester par toute notre vie
l’esprit de sacrifice, de compassion et d’amour du Christ JĂ©sus.
Ainsi, dans la communion de l’Esprit Saint,
nous rendrons gloire Ă  Dieu,
le PĂšre de notre Seigneur JĂ©sus Christ,
pour les siùcles des siùcles !

℟. Amen.

 

Tous ensemble, tournés vers la croix et les mains jointes, on appelle la Bénédiction du Seigneur : 

 

℟. Que le Seigneur tourne vers nous son visage
et vienne nous sauver. Amen.

 

Tous se signent. Puis les parents peuvent tracer le signe de la croix sur le front de leurs enfants.

 

CHANT FINAL

 

Pour conclure la cĂ©lĂ©bration, on peut chanter l’antienne mariale suivante, l’Ave Regina cĂŠlorum, ou tout autre chant connu Ă  la Vierge Marie. 

Si vous le souhaitez, vous pouvez Ă©couter l’Ave Regina cĂŠlorum. L’Église chante de cette façon l’aurore du salut annoncĂ©.

Ave, Regina cĂŠlorum
Ave, Domina Angelorum,
Salve radix, salve, porta, Ex qua mundo lux est orta.
Gaude, VĂ­rgo gloriosa, Super omnes speciosa;
Vale, o valde decora
Et pro nobis Christum exora.

Salut, Reine des cieux !
Salut, souveraine des anges !
Salut, tige de Jessé !
Salut, porte d’oĂč la lumiĂšre s’est levĂ©e sur le monde !
RĂ©jouis-toi, Vierge glorieuse, qui l’emportes sur toutes en beautĂ© !
Adieu, ĂŽ toute belle,
et prie le Christ pour nous.

 

* * *

 

Pour continuer de sanctifier ce jour, il sera bon de renouer avec la vĂ©nĂ©rable tradition des vĂȘpres en cĂ©lĂ©brant, vers la fin de l’aprĂšs-midi, l’office de la Liturgie des heures que l’on trouvera ici ; ou bien l’on pourra prendre la PriĂšre du soir de ce jour, que l’on trouvera ici. ChantĂ©e depuis les vĂȘpres du dimanche de la Passion jusqu’au Jeudi Saint, l’hymne Vexilla Regis pourra vous accompagner. Elle fait resplendir l’étendard de la croix glorieuse, source de toute vie.

Pour chaque jour de la Semaine Sainte, nous vous proposerons des formules de plus en plus riches, afin vous aider à continuer de célébrer, malgré tout, les temps forts de notre vie chrétienne, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Vous pourrez aussi trouver, gratuitement, d’autres ressources sur Aleteia et sur le site Magnificat.