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Évangéliques ou évangélistes ? Ne faites plus l’erreur !

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À deux lettres près, ils s’écrivent pareil. Les mots « évangélique » et « évangéliste » sont parfois confondus. Pourtant, ils désignent des réalités bien différentes.

La langue française, qui regorge de subtilités orthographiques et sémantiques, est décidément bien facétieuse. Des mots qui se prononcent quasiment de la même manière peuvent avoir des significations bien différentes. Dans une conversation, cela peut jouer bien des tours. Et les champions de le confusion sont sans nul doute les journalistes, et Aleteia n’y échappe parfois pas. Dans un récent article, on peut ainsi lire : « Coronavirus : des évangélistes contaminés lors d’un rassemblement de milliers de personnes à Mulhouse ».

Mais qui dit proximité phonétique ne dit pas proximité sémantique : si les mots « évangéliste » et « évangélique » n’ont que deux lettres de différence, ils ne désignent absolument pas les mêmes réalités. Le terme « évangéliste » désigne l’un des quatre auteurs des Évangiles, à savoir Matthieu, Marc, Luc ou Jean. Le terme « évangélique », en tant qu’adjectif, s’emploie pour désigner ce qui est relatif ou conforme à l’Évangile. En tant que nom, il désigne une personne « qui est de la religion protestante ». Historiquement, le protestantisme se compose de différentes églises, dont les églises évangéliques. Leurs membres sont donc des évangéliques. En France, si toutes les églises évangéliques ne font pas partie de la Fédération française protestante, elles sont bien toutes inspirées du protestantisme.

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