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À l'approche de la rentrée, goûtez les joies d'aujourd'hui

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L’avenir, par nature, est incertain : on ne peut savoir ce qu’il sera, on l’espère heureux mais la crainte d’un malheur est toujours présente. Des préoccupations qui nous détournent du moment présent, et de Dieu.

Avec la fin du mois d’août s’annonce la rentrée scolaire. Si certains se réjouissent de retrouver leurs amis, leur collège, leurs professeurs, leurs livres et leurs cahiers, d’autres en ont l’estomac noué, redoutant par avance ces longs mois d’école : la fin de leurs vacances en est quelque peu assombrie et ils ne profitent plus vraiment de ces derniers jours qui s’écoulent trop vite, comme un sinistre compte à rebours.

Ainsi en est-il, bien souvent, de chacun de nous : la peur du lendemain nous empêche de goûter les joies du jour présent, surtout si quelque menace concrète se profile à l’horizon. Inquiétude justifiée ou angoisse irraisonnée, cette peur du lendemain accapare notre attention, en la détournant de ce qui est pour l’orienter vers ce qui n’est pas encore. Au lieu de profiter de ce qui nous est donné aujourd’hui — les vacances par exemple — nous allons au devant des difficultés futures. Bien sûr, certains caractères sont plus disposés que d’autres à ce genre de projection dans l’avenir. Mais c’est une tentation qui nous guette tous.

Dieu se donne à nous aujourd’hui

Le présent est le moment de la rencontre avec Dieu. Si nous demandons à la Sainte Vierge de « prier pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort », c’est bien parce que ces deux moments sont ceux où Dieu vient à notre rencontre pour nous combler de sa joie. Ne pas vivre « maintenant », c’est rater le rendez-vous que Dieu nous donne !
Le Malin cherche bien sûr à nous faire manquer ce rendez-vous… et donc à nous détourner de l’aujourd’hui de Dieu, en nous laissant croire qu’il est plus important de se préoccuper de ce qui arrivera demain. Pourtant, il faut bien prévoir, organiser : un père, une mère de famille ne peuvent pas se permettre de vivre au jour le jour, sans poser de jalons pour l’avenir.

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Pour continuer avec l’exemple de la rentrée des classes, il est bien évident que nous n’avons pas attendu le début du mois de septembre pour inscrire les enfants dans les établissements scolaires… De même apprécions-nous de pouvoir disposer des listes de fournitures, afin de tout préparer à l’avance, sans précipitation. Dans un autre domaine, n’importe quel commerçant ou chef d’entreprise sait qu’on ne peut pas gérer une affaire sans tenir compte de l’avenir. Bâtir des plans, faire des économies ou souscrire des assurances est légitime, voire impératif.

Nous occuper de l’avenir, mais ne pas nous en préoccuper

Voilà ce que le Seigneur nous demande. Il ne cesse de nous répéter : « N’ayez pas peur, ne craignez pas pour votre avenir ». Car l’avenir appartient à la Providence. Nous n’avons donc pas à faire comme si nous en étions les maîtres, comme si nous savions mieux que Dieu Lui-même ce dont nous avons besoin. Dieu est un Père dont les bras sont chargés de cadeaux. Mais au lieu de regarder ces cadeaux, d’en profiter, ses enfants jugent plus urgent d’imaginer ce qui se produirait si ces cadeaux venaient à manquer… et finalement, ce sont eux qui manquent toutes les joies dont ces présents (au double sens du terme !) sont porteurs.
Nous sommes ces enfants étourdis et inquiets chaque fois que nous nous laissons accaparer par la peur de l’avenir : nous passons à côté des joies d’aujourd’hui, en leur préférant les épreuves de demain. Comment accueillir pleinement l’aujourd’hui de Dieu ? Nous savons tous en effet que nous avons beau décider de vivre dans la confiance et l’abandon, nous ne sommes pas maîtres de l’angoisse qui nous tord le cœur.

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Impossible de faire comme si… comme si l’époux gravement malade n’allait pas mourir… comme si le plan de licenciement n’était qu’un mauvais rêve… comme si des millions tombés du ciel allaient empêcher la vente de la maison ou la fermeture de l’entreprise… comme si le fils prisonnier de la drogue allait retrouver sa liberté du jour au lendemain.
Tant de soucis graves peuvent peser sur nos épaules ! Dieu le sait et Il ne nous demande pas de faire comme si toute cette souffrance n’existait pas. Il nous demande simplement de ne pas nous laisser aveugler par elle. Il nous appelle à croire, c’est-à-dire à voir, au cœur même des ténèbres, la lumière de sa Présence. Il nous demande de ne pas laisser de côté les petites joies sous prétexte qu’il y a de grandes inquiétudes, parce que ces joies, même petites, sont déjà le signe de la victoire, le signe de la Résurrection.

Christine Ponsard

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