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Pourquoi autant de cratères lunaires portent-ils le nom de jésuites ?

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Alors que le monde s’apprête à fêter le cinquantième anniversaire des premiers pas de l’homme sur la Lune, Aleteia vous propose de découvrir le lien si particulier qui unit la Compagnie de Jésus à l’astre de la nuit.

Le 20 juillet 1969, Neil Armstrong devenait le premier homme à poser le pied sur la Lune. « C’est un petit pas pour l’homme mais un grand pas pour l’humanité », dira l’astronaute américain. Ces pas pour l’homme et l’humanité, nombreux sont ceux à en avoir fait. En témoignent les noms donnés aux cratères lunaires : il y a ceux des explorateurs spatiaux morts au cours de leur mission… mais aussi des jésuites ! Riccioli, Clavius, Boscovich… Ils sont ainsi une trentaine à avoir donné leur nom à un cratère lunaire.
Astronome et jésuite italien, Giovanni Riccioli est ainsi à l’origine de la nomenclature de la face visible de la Lune, encore utilisée aujourd’hui. Mathématicien et astronome jésuite allemand, Christophorus Clavius a largement contribué à la mise en place du calendrier grégorien venu remplacer le calendrier julien. Le jésuite Roger Joseph Boscovich, qui a également donné son nom à un cratère lunaire, était mathématicien, physicien, astronome, diplomate, poète et philosophe. Il est considéré comme un précurseur de la théorie atomique et a apporté de nombreuses contributions à l’astronomie, notamment la première procédure géométrique pour déterminer l’équateur d’une planète en rotation.

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Comment expliquer cette présence ? « Parce que la fondation (en 1540, ndlr) de la Compagnie de Jésus a coïncidé avec les débuts de la science moderne et l’activité éducative dans les collèges et les universités, les sciences mathématiques et expérimentales furent introduites très tôt dans leurs programmes », explique ainsi Agustín Udías, sj dans un article publié par l’association jésuite des Amis de Pierre Teilhard de Chardin. « C’est ainsi que la tradition scientifique jésuite fut établie. On peut expliquer cette tradition par les caractéristiques de la spiritualité jésuite ou ignatienne, une mystique du service, comprise comme le service de Dieu à travers le ministère apostolique auprès des hommes. Au cœur de cette attitude, on trouve l’importance qui s’attache à “trouver Dieu en toutes choses” et la recherche dans son activité de la plus grande gloire de Dieu. Ce qui conduit les Jésuites à s’occuper parfois de travaux non conventionnels aux frontières, dont un exemple est le travail scientifique ».

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D’après Jacques Lainez, jésuite et théologien espagnol décédé en 1565, saint Ignace de Loyola montait lui-même sur le toit de sa maison et restait « assis tranquillement, dans la quiétude du silence ». « Il enlevait son chapeau, levait les yeux vers le Ciel puis tombait à genoux afin de s’incliner devant Dieu… Ses yeux se remplissaient ensuite de larmes ». Au fil des siècles, de nombreux jésuites se sont ainsi intéressés à la science et ont étudié l’espace. Aujourd’hui encore, l’observatoire du Vatican est dirigé par un jésuite. Une manière pour eux d’être toujours plus près des étoiles et de suivre attentivement les avancées astronomiques.
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