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Lérins, le monastère idyllique situé à quelques encablures de Cannes

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En face de la baie de Cannes, une petite île paradisiaque, située dans l’archipel de Lérins (Alpes-Maritimes), abrite pour uniques habitants des moines cisterciens. Loin du tumulte de la ville et de la Croisette, l’île de Saint-Honorat, qui tient son nom du premier abbé venu s’installer, cultive une atmosphère paisible, entre champs de vignes et nature sauvage.

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Site classé au large de la baie de Cannes, l’île Saint-Honorat possède une riche histoire, aussi bien patrimoniale que spirituelle, témoignant de seize siècles de monachisme. Au début du Ve siècle, saint Honorat, entouré de quelques compagnons, arrive sur l’île et y installe une communauté de moines cénobitiques. Désireuse de vivre à l’écart du monde, la communauté se consacre à une vie entièrement tournée vers la prière et la contemplation.

Une abbaye aux allures de château militaire

Au fil des siècles, l’île connait des périodes de calmes et de troubles, marquées par les attaques destructrices des Sarrasins à partir du VIIe siècle. Sa topographie évolue et s’adapte alors aux situations. Au XIIe siècle, les moines — qui ont adopté la règle bénédictine — se protègent en construisant de grandes fortifications autour de l’abbaye. De la naît la grande tour fortifiée aux allures militaires qui se dresse encore aujourd’hui face à la Méditerranée. Au XVIIe siècle, les Espagnols envahissent l’île durant deux ans et y instaurent le régime de la commende. Ils amplifient alors les fortifications déjà existantes et vont jusqu’à installer des canons sur les sept petites chapelles qui parsèment l’île. Cette période est un coup dur pour la vie monastique qui décline.

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À la fin du XVIIIe siècle, l’île ne compte plus que quatre moines et finit par être fermée sur décision royale. Vendue comme bien national à la Révolution française, Saint-Honorat passe de mains en mains tout au long du XIXe siècle. Sa résurrection sonne finalement en 1859 lorsque celle-ci est rachetée par l’évêque de Fréjus. L’ abbaye devient alors cistercienne avec l’arrivée des moines de l’abbaye de Senanque qui rétablissent une vie monastique en 1869. Ce sont eux qui reconstruiront l’abbatiale et les bâtiments conventuels.

Un héritage spirituel préservé

Aujourd’hui, à l’image des moines cénobitiques, la communauté cistercienne perpétue l’héritage de ses bâtisseurs. Tournés vers la prière, le travail et l’étude, les moines ont à cœur de respecter le silence préservé de ce petit coin de paradis, loin de l’agitation de Cannes. Désireux cependant de faire découvrir la particularité de ce lieu enchanteur, les moines organisent toutes les semaines des visites guidées, mêlant découverte du patrimoine historique et de l’héritage spirituel. La communauté est également fière de présenter son activité : production de vins, de liqueurs, fabrication d’huile d’olive ou encore culture de la lavande. Après cette approche de la vie monastique, les curieux peuvent se balader à pieds le long de l’île en rêvant devant l’eau cristalline et la nature sauvage. Une pause spirituelle qui attire chaque année près de 4.000 voyageurs.

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