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Désirer Dieu avec François d’Assise

St François d'Assise © Public domain
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À l'occasion de la fête du saint, célébrée le 4 octobre, retour sur sa conversion et sa recherche de Dieu.

Les mystiques chrétiens parlent du désir de Dieu avec ardeur. Saint Bernard écrivait dans son Traité de l’Amour de Dieu : « Dieu a fait de toi un être de désir et ton désir, c’est lui, Dieu ». Il s’inspirait d’Augustin qui affirmait que « le désir est le fond du cœur ». En désirant Dieu, on se rend capable d’être comblé par lui.

Présence de Dieu en soi

Dieu est une présence significative à l’âme qui attend qu’on le reconnaisse. La prière, expression par excellence du désir, est le moyen le plus simple et le plus direct pour entrer en relation personnelle avec Dieu. C’est l’échange de deux regards, de deux désirs. Lorsque nous désirons Dieu, nous le cherchons; et lorsque nous le cherchons, nous le désirons. Notre désir devient notre prière. Il suffit de fermer les yeux quelques minutes, de descendre dans notre cœur, d’écouter le silence, de faire un acte de foi en remettant à Dieu notre désir. « Seigneur, tout mon désir est devant toi » (Ps 37 (38), 10).

Le désir nous met en route à la recherche du Dieu de joie, révélé en Jésus Christ. « Console-toi, tu ne me chercherais pas, si tu ne m’avais trouvé », faisait dire Pascal à Jésus. Nous sommes ce que nous cherchons et désirons. Cette recherche et ce désir sont souvent expérimentés comme un manque, un vide.

L’exemple de François d’Assise

François d’Assise, fêté le 4 octobre, était insatisfait de sa vie frivole. Une blessure à la guerre lui permit d’écouter son angoisse, de prendre conscience de son vide spirituel. Ce fut le début d’une intense introspection qui le mena à la conversion, passant de la tristesse à la joie parfaite. Il chercha Dieu en se laissant chercher par le Christ pauvre.

Dieu nous accompagne sur le chemin, mais nous ne le voyons pas. Notre désir d’être comblé au creux de nos pauvretés et de nos blessures attire sa miséricorde. C’est ce qu’a vécu le poverello d’Assise à son retour de Spolète à l’été 1205. Son désir de Dieu se manifestait par ses aumônes aux pauvres, ses méditations dans une grotte du mont Subasio, ses rencontres avec les lépreux. Il rencontrait Dieu en faisant preuve de miséricorde.

Lire la suite sur le blogue de Jacques Gauthier.

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