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Les dépouilles des 21 coptes massacrés par Daesh probablement retrouvées

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Le procureur général libyen Al Sadiq al Sour a indiqué cette semaine que les corps des 21 coptes décapités par des membres de Daesh avaient probablement été retrouvés. La nouvelle a suscité une forte émotion dans la communauté copte d'Égypte qui espère des précisions pour rapatrier au plus vite ses martyrs.

En février 2015, le monde entier découvrait avec horreur les images de l’exécution de 21 chrétiens coptes égyptiens sur une plage de Libye. Une enquête est en cours et le 28 septembre, rapporte l’agence Fides, le procureur général libyen Al Sadiq al Sour a indiqué que le lieu de leur décapitation par des jihadistes se réclamant de Daesh avait probablement été identifié. Car c’est aussi là qu’ils auraient été ensevelis. La nouvelle a aussitôt suscité une forte émotion en Égypte et en particulier au sein des communautés coptes de la région de Minya d’où provenait une grande partie des victimes du massacre.

Des opérations d’excavation là où se trouverait la fosse commune ont débuté il y a trois jours. Cette possible découverte intervient après les arrestations ces derniers mois d’un homme accusé d’avoir pris part au massacre et de l’opérateur qui a filmé la scène de leur “martyre”. Les jihadistes avaient revendiqué leur forfait en diffusant une vidéo macabre sur internet qui retraçait toutes les phases de la décapitation collective.

Inscrits au livre des martyrs

Les membres des familles des victimes ont sollicité le ministère des Affaires étrangères égyptien pour que la nouvelle leur soit confirmée et demander à ce que les dépouilles de leurs disparus soient rapatriées afin d’être inhumées près des églises et chapelles qui ont déjà été dédiées à leur nom. Une semaine après le massacre, le patriarche copte orthodoxe Tawadros II avait décidé d’inscrire les 21 personnes égorgées au Synaxarium, le livre des martyrs de l’Église copte orthodoxe, établissant que leur mémoire sera célébrée le 15 février.

Dans l’horrible vidéo montrant leur décapitation, il est possible de voir que certains des martyrs, au moment de leur effroyable exécution, ont refusé d’embrasser l’islam par la force. “Le nom de Jésus a constitué le dernier mot ayant affleuré sur leurs lèvres. Comme dans la passion des premiers martyrs, ils s’en sont remis à Celui qui, peu après, les aurait accueillis. Ainsi, ils ont célébré leur victoire, la victoire qu’aucun bourreau ne pourra leur enlever. Ce nom susurré au dernier instant a été comme le sceau de leur martyre”, avait commenté l’évêque copte catholique émérite de Guizèh, Mgr Antonios Aziz Mina, après le massacre.

Des églises qui ouvrent à nouveau

En Égypte, les coptes doivent composer au quotidien avec la menace terroriste. Mais les chrétiens n’ont pas peur des persécutions, car “notre Église s’appelle Église des martyrs” avait souligné à cette occasion le prêtre orthodoxe Antonio Gabriel, de l’Église San Mina à Rome. Pour preuve, après chaque attaque, les églises se remplissent. Et celles qui sont détruites sont reconstruites comme celle de Beni Mazar, à Minya, qui vient de rouvrir ses portes, après avoir été saccagée, comme une soixantaine d’autres, suite à la révolte anti-Mohamed Morsi en 2013.

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