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Sa dévotion à Padre Pio l’a aidée à monter sa boîte

© Sophie Robiche
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De la création de son entreprise de peluches au recrutement de ses employés, Sophie Robiche assure avoir reçu d’incroyables signes de Padre Pio pour qui elle a une grande dévotion. Rencontre.

Un atelier de création de peluches haut-de-gamme placé sous la protection de Padre Pio. Le projet est aussi singulier que la manière dont la société a pu se développer sous le patronage du célèbre capucin. Pamplemousse peluches, des mêmes initiales que Padre Pio, fabrique depuis 2014 dans l’Aisne (Haut-de-France) des articles sous le regard du saint homme. Sans lui, sa fondatrice, Sophie Robiche, assure que les difficultés rencontrées auraient pu avoir raison de son enthousiasme.

Aleteia : Comment est née l’idée de cet atelier de fabrication de peluches, dont l’histoire est liée à Padre Pio ?
Sophie Robiche : Il y a trois ans, avec ma sœur et mon frère, nous avons décidé de créer un atelier de peluches, dans les anciennes écuries de la ferme où je vis avec mon mari et mes enfants. C’était l’aventure. Après les travaux de l’écurie nous avons fait bénir l’atelier par un ami prêtre et nous avons choisi Padre Pio comme saint. Nous avons rencontré beaucoup de difficultés à cause de la chef d’atelier que nous avions recrutée.

Après quelques mois nous nous sommes rendus compte que cela n’allait pas du tout et nous étions très ennuyés, car l’entreprise commençait. Nous avons beaucoup prié, notamment Padre Pio évidemment. Il y a toujours eu un crucifix dans l’atelier, nous remettons tout entre Ses mains. Nous avons alors trouvé une couturière qui est venue de l’Île Maurice exprès. Elle a tout laissé là-bas pour venir, ses enfants aussi, même si elle est veuve. Cette femme étant chrétienne, je lui parle de la présence du crucifix dans l’atelier, lui explique que l’atelier a été béni et que nous avons beaucoup prié Padre Pio. À ce moment elle me regarde et me dit : “Padre Pio ne me quitte jamais”, elle sort alors de sa poche toutes les prières de Padre Pio. Là, je me suis dit qu’il me faisait un beau clin d’œil et qu’il nous avait bien écoutés.

Ensuite, je ne trouvais pas de photo qui me plaisait de Padre Pio, ce que je voyais sur internet ne me convenait pas. J’en cherchais une jolie à mettre dans l’atelier. Nous avions engagé d’autres travaux dans la maison à ce moment-là, et il se trouvait un maçon italien pour les faire. Sachant que nous ne nous cachons pas du tout de notre foi, il part en vacances, revient au bout de trois semaines de l’Italie du Sud et me dit alors : “Madame, j’ai quelque chose pour vous”. Il me donne une grande photo en noir et blanc de Padre Pio, vraiment en papier photo, que je n’avais jamais vue avant. J’étais stupéfaite. Il m’explique alors : “J’ai aidé des personnes sur la route en revenant qui étaient en panne, et pour me remercier, voilà ce qu’ils m’ont donné. Je sais que vous êtes croyante, donc je vous donne cette photo”. C’était le deuxième signe de sa part. La photo de Padre Pio est maintenant près de la croix dans notre atelier.

Que vous ont apporté ces signes de Padre Pio dans la conduite de votre entreprise ?
Quand on créé une société il y a des hauts et des bas. Ces signes font que nous sommes davantage confiants. On lâche tout et on se dit que ce qui devra arriver arrivera, tout en faisant bien notre travail. Nous sommes dans l’abandon. Cela nous encourage à continuer, à y croire, à persévérer malgré les difficultés d’une telle entreprise. Là-haut ils font leur travail, si on doit continuer nous savons que nous pouvons compter sur cette aide.

Pouvez-vous nous expliquer le cœur de votre démarche et ce que signifie pour vous être catholique et chef d’entreprise ?
Ma sœur vit aux États-Unis et travaille dans le domaine des jouets pour enfants, en participant aux salons, elle a remarqué qu’il n’y avait plus de produits entièrement fabriqués en France et que le savoir-faire français se perdait. Nous avons donc décidé de créer cette entreprise de peluches haut-de-gamme en voulant vraiment les faire en France. Parce que beaucoup de sociétés disent que leurs produits sont fabriqués en France, mais en réalité ce sont des créations françaises, dessinées et fabriquées à l’étranger. Nos produits coûtent cher, mais ils sont de qualité. Nous choisissons de belles matières, venant de sociétés françaises.

Notre démarche et la présence de notre atelier dans une ferme séduisent. Les acheteurs et les consommateurs se rendent compte de l’exigence à laquelle nous nous tenons, ils voient la différence. Ce qui fait que nous sommes approchés par des maisons haut-de-gamme qui recherchent le savoir-faire de l’artisanat français. Pour l’instant on ne gagne pas d’argent, mais  moralement nous sommes tenus à nos employés, et nous devons donc tout faire pour que cela fonctionne. Nous avons beaucoup de retours positifs, ce qui nous donne envie de continuer. Jusqu’à la prochaine baisse de moral ! Et là nous prierons bien Padre Pio. En général, quand il y a un moment de déprime, un signe ou une belle rencontre se manifeste qui nous pousse à aller de l’avant. Ça nous donne la force d’avancer. Puis, travailler dans le monde de l’enfance, c’est magnifique. Faire du beau, je pense aussi. Et puis, c’est une manière de ne pas vendre son âme au diable. C’est important d’être droit avec sa foi, où que ce soit, cette entreprise nous permet aussi d’incarner notre foi, d’évangéliser. Dans notre atelier, certaines couturières ne sont pas du tout croyantes et le fait d’avoir une croix et cette photo de Padre Pio dans l’atelier nous permet d’avoir des échanges, car les gens posent des questions. Puis cela se poursuit dans notre façon de vivre, notre façon d’être.

Propos recueillis par Louise Alméras. 

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padre pio
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