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Nouvelle-Zélande : une cathédrale qui risquait d’être détruite finalement restaurée

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La cathédrale de Christchurch, deuxième ville du pays, a subi il y a six ans de graves dommages suite au séisme du 22 février 2011. Elle perdait son clocher et risquait la destruction pour être rebâtie.

Le 11 septembre dernier, on annonçait la reconstruction du clocher gigantesque de la cathédrale, haut de 131 mètres. La ville de Christchurch a été ébranlée une première fois par un séisme en 2010. L’année suivante, le 22 février 2011, deux séismes successifs, dont l’un de magnitude 6, causent la mort de 185 personnes, détruisant du même coup une partie de la cathédrale anglicane. Le mois de juin suivant, l’immense rosace s’effondre à son tour.

La cathédrale sauvée par les défenseurs du patrimoine

Depuis, les autorités religieuses se préparent à l’idée de la destruction du monument. L’Église envisage dans un premier temps de détruire la cathédrale pour la construire à nouveau. Le coût très élevé était estimé à 100 millions de dollars. Plusieurs associations se mobilisent pour contester cette décision, faisant valoir l’intérêt touristique du monument et son rôle prépondérant dans l’identité de la ville et attaquent en justice. Une association de défense et de protection du patrimoine est alors fondée et s’empare de l’affaire, pour s’y consacrer à part entière. Elle vise à défendre la restauration de la cathédrale plutôt que de la détruire pour qu’elle soit rebâtie par la suite.

Le co-président de l’association, Mark Belton, a déclaré : “Les gens sont enchantés de cette décision, de notre point de vue, la raison a prévalu”, car pour lui, la démolition du bâtiment aurait “arraché le cœur de la ville”. La décision annoncée est donc le fruit du compromis trouvé entre les deux parties, les autorités religieuses d’un côté et les défenseurs du patrimoine de l’autre.

Un bâtiment phare de la ville

Le chantier risque d’être long. Le début est annoncé à la fin de l’année, pour une durée de dix ans environ. Mais cette victoire est importante pour les habitants, qui considèrent la cathédrale comme un élément important de la ville. Le symbole religieux n’y est pas forcément pour quelque chose, même si la bataille pour conserver la cathédrale a été du côté des laïcs. Claire Craig, une membre de l’association pour la défense du patrimoine néo-zélandais, “Heritage New Zealand”, a justifié ce sentiment en déclarant qu’”un grand nombre d’éléments du patrimoine ayant été perdus dans les séismes de 2010 et 2011, la reconstruction du principal monument de la ville sera saluée par les habitants et les visiteurs”.

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