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Une église des salésiens profanée en Terre sainte

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Le vicaire patriarcal à Jérusalem et en Palestine Mgr Marcuzzo dénonce "une action contre le caractère sacré des lieux saints et de la foi du peuple".

Croix brisée, statue de la Vierge réduite en morceaux, vitraux cassés, calices, ciboires et nappes d’autel jetés au sol… Un nouvel acte de vandalisme a de nouveau frappé les chrétiens en Terre sainte. L’église Saint-Étienne de Bet Gemal, petit village à 30 kilomètres de Jérusalem, dans les collines de Judée, a été dévastée dans la soirée du mercredi 20 septembre. Sur les vitraux, qui narrent la vie de Jésus et des saints, des visages ont été volontairement détruits. Dans un communiqué, l’Assemblée des ordinaires catholiques de Terre sainte a demandé à l’État hébreu et à toutes les institutions concernées “de punir les agresseurs et d’inciter chaque personne à ne pas commettre de tels actes”.

Une idéologie qui n’accepte pas la foi

La petite église Saint-Étienne, édifiée en 1930 sur les ruines d’une église byzantine du Ve siècle, est confiée aux salésiens qui, avec les sœurs de la Famille monastique de Bethléem, sont la cible répétée d’exactions commises par des groupes extrémistes. L’attaque n’a pas été revendiquée mais les soupçons se portent sur des juifs extrémistes, comme semble lui-même penser Mgr Boulos Marcuzzo, le nouveau vicaire patriarcal à Jérusalem et en Palestine, qui s’est rendu dès le lendemain sur place.

« Ce sont peut-être des extrémistes juifs, nous ne le savons pas bien et, à l’heure actuelle, il n’y a pas de résultats. Mais la matrice est celle qui se cache derrière les attaques contre Tabgha ou d’autres bâtiments chrétiens en Terre sainte », a-t-il confié à la presse. Le sanctuaire de Tabgha, où le Christ a procédé à la multiplication des pains, a été incendié en juin 2015.

“Il ne s’agit pas seulement d’un acte de vandalisme, mais aussi d’une action contre le caractère sacré des lieux saints et de la foi du peuple”, a déclaré Mgr Marcuzzo, dans un communiqué du Patriarcat latin. Il a en outre expliqué à l’agence AsiaNews qu’il fallait retenir du « message fanatique de cette attaque (…) une idéologie qui n’accepte pas la foi, la vision de l’autre ». L’attaque a eu lieu alors que ces jours-ci juifs et musulmans célèbrent selon leurs calendriers respectifs la nouvelle année, censée rappeler « la joie et la collaboration fraternelle », a souligné avec amertume le vicaire patriarcal.

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