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La responsable du caté rencontre une diabétique à l’église : elle lui donne son rein

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Jenny a croisé le chemin d’Erica, une mère célibataire gravement atteinte par un diabète de type II. Sans une greffe rapide, l’issue s’annonçait fatale. Jenny n’a pas hésité un instant.

Jenny Williams, 37 ans, mère de cinq enfants, mène une vie active à Memphis, dans le Tennessee. Outre le soin de sa famille, elle a à cœur de s’engager au sein de la paroisse méthodiste où elle assure notamment la coordination de la catéchèse pour les enfants. Mais il y a peu, au cours d’une de ses journées chargées, elle a fait la rencontre d’Erica Walker, 36 ans.

Mère d’une petite Karli âgée de 2 ans, cette femme isolée est atteinte d’un diabète de type II virulent qui progresse inexorablement. Sans greffe d’un nouveau rein, ses heures sont comptées. Erica combat la maladie depuis longtemps : ainsi, durant sa grossesse, elle était devenue aveugle et avait subi de lourdes interventions, avant de mettre au monde sa petite fille huit semaines avant terme.

Mais à la joie de mettre au monde cet enfant a vite succédé l’angoisse de réussir à la voir grandir, car les médecins de plus en plus inquiets estiment que seule l’identification urgente d’une donneuse peut contrecarrer un destin qui semble de plus en plus inévitable. Dévastée, Erica se rend à l’église méthodiste pour se confier à la prière des paroissiens. C’est à cette occasion que Jenny entend son récit.

“Jésus a tout donné pour nous”

Bouleversée, elle réfléchit à peine. Elle ne peut imaginer la petite Karli devenir orpheline. Son raisonnement est simple : « Jésus a tout donné pour nous, alors pourquoi je ne donnerais pas quelque chose dont fondamentalement, à long terme, je n’ai pas vraiment besoin ? ». Rapidement, elle effectue les tests de compatibilité qui s’avèrent positifs. Quand elle l’annonce à Erica, cette dernière s’effondre en larmes sur le trottoir.

L’opération a eu lieu au début du mois de septembre. Depuis les deux femmes sont en convalescence, mais Erica ressent déjà les premiers effets salvateurs : sa peau reprend des couleurs, elle sent son cerveau fonctionner plus rapidement. Quant à Jenny, elle ne regrette pas une seconde son geste : « J’ai perdu un rein mais ma famille s’est enrichie de deux nouveaux membres » a-t-elle confié à Inside Edition.

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