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Déjà 20 ans que sainte Thérèse a été proclamée docteur de l’Église

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En octobre 1997, le pape Jean Paul II décerne le titre de docteur de l’Église à la petite Thérèse. La semaine thérésienne prend un tour particulier pour célébrer le 20e anniversaire de ce décret cette année. Rencontre avec le chapelain Cesbron, curé du sanctuaire Sainte-Thérèse dans le XVIe arrondissement.

Aleteia : Nous fêtons les vingt ans de la proclamation de sainte Thérèse comme docteur de l’Église. Qui sont les docteurs de l’Église ?
Père Cesbron : Un docteur de l’Église, comme le nom l’indique, c’est quelqu’un qui a une sagesse capable de nous proposer un aspect du mystère chrétien. Il y a de grands docteurs que l’on retrouve dans l’Église comme Augustin, comme Thomas d’Aquin et beaucoup d’autres encore. On y compte des femmes aussi comme Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne, et vous retrouvez maintenant la petite Thérèse. Pour mériter le titre de docteur de l’Église, il faut avoir développé un aspect particulier de la compréhension du mystère de Jésus.

Comment sainte Thérèse a-t-elle mérité ce titre ?
Je dirais qu’elle a développé particulièrement tout ce qui concerne l’amour de Dieu pour les petits et la réponse à cet amour, c’est Dieu qui se penche, et c’est Dieu qui vient en même temps élever vers lui celui qui essaye de dire son amour pour Lui à travers les toutes petites choses de la vie. Vous avez l’exemple trop connu de sainte Thérèse qui jette des fleurs : on s’arrête malheureusement trop aux fleurs. Ce ne sont pas de simples fleurs, ce sont toutes ces petites choses de la vie, qui la parsèment, et qui donnent autant d’occasions d’aimer.

Que faut-il lire pour toucher à cette sagesse qui lui a permis de devenir docteur ?
S’il y a un ouvrage qui est à recommander, c’est le récit autobiographique de Thérèse elle-même, ses écrits proprement dits. Il y en a eu un autre, très beau, écrit par monseigneur Gaucher, une biographie de Thérèse qui la présente très bien, et qui présente en même temps les aspects principaux de sa doctrine.

Comment s’annonce cette semaine thérésienne que vous accueillez dans votre paroisse ?
Il y a un certain nombre de choses qu’on essaye de mettre en place pour que les gens puissent venir prier Thérèse d’abord, autour des reliques que nous avons dans notre sanctuaire, pour que les gens puissent venir écouter, au travers de différents témoins, écouter un peu le message de Thérèse, et qu’ils puissent également se retrouver ensemble autour de différents moments heureux, des chants, de la musique, des films, etc. Ma part dans tout ça c’est de coordonner et de me rendre présent aux uns et aux autres.

S’il fallait laisser le mot de la fin à sainte Thérèse, lequel citeriez-vous ?
Elle aime beaucoup chanter, apprendre des poésies, si bien que nombre de petites phrases très courtes peuvent effectivement toucher le cœur de quelques uns… ce sera donc : « Aimer c’est tout donner, c’est se donner soi-même ».

Propos recueillis par Angélique Provost.

Voir le programme de la semaine thérésienne ici.

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