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5 bonnes raisons de rester jusqu’à la fin de la messe

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Le temps qui suit la communion est essentiel pour notre rencontre avec le Christ.

La plupart d’entre nous se sont probablement éclipsés une fois ou deux juste après la communion, parce nous avions d’autres obligations. Mais si l’assemblée peut ne pas l’avoir remarqué, cela n’est pas passé inaperçu pour Dieu.

Là où j’ai grandi, il était rare qu’un fidèle parte avant la fin de la messe. Mais au cours de mes nombreux déplacements, j’ai été frappée par les différences de comportement d’une région à l’autre, voire d’une paroisse à l’autre. Lorsque ce phénomène ne concerne qu’une personne ou deux, rien de grave, mais quand la moitié des paroissiens disparaît avant la bénédiction finale, cela m’attriste.

Avez-vous besoin d’une bonne raison pour rester à la messe jusqu’à la fin ?

Moi qui suis religieuse, je ferais scandale si je quittais l’église en hâte après la communion. Mais si je reste, c’est pour d’autres raisons :

1. La communion est un partage : la recevoir, c’est recevoir Jésus Lui-même. Partir immédiatement après, c’est comme filer à peine le dessert avalé quand on a été invité à dîner chez des amis, en s’exclamant : “C’était merveilleux, à dimanche prochain j’espère !”. Pour véritablement communier avec notre Seigneur, nous devons prendre le temps d’apprécier ce moment partagé avec Lui.

2. Partir trop tôt, c’est comme claquer la porte : au couvent, avant la messe nous consacrons une demi-heure à méditer sur les Évangiles. Parfois, je suis en retard, je prends ma place en hâte, la tête baissée, gênée parce que je ne me suis pas réveillée. Mais j’ai compris récemment que ce n’est pas pour éviter d’être jugée que je devais être là à l’heure, mais parce que c’est Jésus que je vais voir. Pourquoi attachons-nous tant d’importance aux réactions des autres, alors que c’est Jésus qui compte ? Pourquoi nous précipiter vers des activités ordinaires alors que le créateur de l’Univers attend notre présence ?

3. La messe n’est pas une activité de plus : je vois souvent des gens se dépêcher de quitter la messe comme s’ils avaient hâte de s’acquitter d’une obligation. Vivre en catholique, ce n’est pas remplir une série d’obligations mais être invité à vivre dans la foi. Si nous allons à la messe uniquement pour nous sentir en règle avec l’Église, nous passons à côté de la vie spirituelle, qui nous appelle a établir une relation véritable avec Dieu et à nous transformer.

4. La bénédiction finale est importante : Zacharie, le père de saint Jean-Baptiste, entra dans le Saint des saints le jour où l’ange lui annonça que sa femme et lui auraient un fils. Les gens massés à l’extérieur attendaient sa bénédiction mais Zacharie sortit du sanctuaire frappé de mutisme parce qu’il n’avait pas cru au message de l’ange. La bénédiction est un geste précieux, et la foule fut sûrement très déçue. Quand le prêtre la donne à la fin de la célébration eucharistique, c’est Dieu Lui-même qui nous bénit. Si Jésus en personne s’apprêtait à nous bénir avant que nous ne quittions l’église, n’attendrions-nous pas un peu ?

5. On reçoit vraiment la grâce : selon le catéchisme, “les fruits des sacrements dépendent aussi des dispositions de celui qui les reçoit” (Catéchisme de l’Église catholique, n°1128). Les sacrements ont un pouvoir en soi mais c’est à nous qu’il appartient de laisser ce pouvoir entrer dans notre âme. Si nous nous précipitons hors de l’église après la communion, il est probable que nous ne sommes pas pleinement conscients de l’événement extraordinaire qui s’est produit, à savoir que nous venons d’absorber le corps et le sang du Christ. Ce n’est pas rien ! Voilà qui mérite une disposition de grand respect, ne serait-ce que parce que nous avons besoin de toute la grâce que nous pouvons recevoir.

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