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Des prêtres bientôt incardinés au sein de la communauté de l’Emmanuel

©P.RAZZO/CIRIC
26 Septembre 2015 : Départ en mission de rue devant le Saint Sacrement lors du Congrès Mission organisé par Anuncio, Aïn Karem, Alpha et la communauté de l'Emmanuel pour "une nouvelle évangélisation par l'annonce directe". Basilique du Sacré Coeur de Montmartre. Paris (75), France. September 26th, 2015: Mission Congress for a better trained evangelisation. Sacré Coeur of Montmartre basilica. Paris (75) France.
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La Congrégation pour le clergé a accordé à la Communauté de l’Emmanuel de pouvoir constituer une association de prêtres, a annoncé cette communauté le 30 août 2017.

L’Emmanuel pourra désormais incardiner elle-même des prêtres, qui ne seront donc plus systématiquement rattachés à un diocèse.

Jusqu’ici, la Communauté de l’Emmanuel était canoniquement une association de fidèles. Désormais, elle comportera également une association de prêtres. La première dépend du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, la seconde sera sous l’autorité de la Congrégation pour le clergé.

Le principal apport de ce nouveau statut est la faculté de pouvoir incardiner, en propre, des prêtres, c’est-à-dire qu’ils soient juridiquement rattachés à l’Emmanuel. Jusqu’à présent, ces prêtres étaient toujours incardinés dans un diocèse, et donc sous l’autorité de l’évêque du lieu.

Une incardination au cas par cas

Cette possibilité d’incardination restera cependant “exceptionnelle”, a affirmé Laurent Landete, modérateur général de l’Emmanuel, lors d’une rencontre avec la presse à Rome le 29 août. Et ce afin de garantir “la mobilité” des prêtres en fonction de leur mission au sein de l’Emmanuel, ainsi que “l’identité” de la communauté. Cette nouvelle incardination sera donc “soit une situation de secours, soit d’attente, soit structurelle”.

Par exemple, un des premiers concernés pourrait être le responsable des prêtres de la communauté, actuellement le père Henri-Marie Mottin. “Ce n’est pas une mainmise sur les prêtres de l’Emmanuel, c’est enlever une pression pour mieux servir”, a précisé ce dernier. Pour Laurent Landete, cette évolution s’inscrit dans une “ecclésiologie de communion : séparer pour mieux unir”.

Deux associations interdépendantes

Le responsable de l’association de prêtres sera nommé par la Congrégation pour le clergé, ce qui lui permettra d’avoir une certaine autorité ecclésiale, tout en n’étant pas évêque. Toutefois, sa nomination se fera sur avis du modérateur général de l’association de fidèles, toujours un laïc.

D’inspiration française, la communauté charismatique de l’Emmanuel revendique aujourd’hui environ 270 prêtres dans le monde. Quant aux séminaristes, ils sont une centaine avec une part croissante de candidats au sacerdoce originaires du continent africain.

Le procès en béatification de son fondateur, Pierre Goursat, est actuellement à l’étude à Rome.

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