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Les reliques de saint Nicolas aideraient-elles à rapprocher la Russie du Saint-Siège ?

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Fruit de la rencontre historique entre le pape François et le patriarche de Moscou Cyrille 1er à La Havane en 2016, les reliques de saint Nicolas ont été transportées de Bari, en Italie, où elles résident habituellement, à Moscou et Saint-Pétersbourg, en Russie, de mai à juillet. Ce sont en tout et pour tout deux millions de fidèles orthodoxes qui se sont empressés de vénérer les reliques.

Cet événement spirituel a été une telle réussite qu’il semble avoir littéralement préparé le terrain pour la venue, beaucoup plus diplomatique, du secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, à la rencontre des autorités politiques et religieuses du 21 au 24 août.

Une immense ferveur spirituelle

C’est ce qu’a estimé le patriarche Cyrille de Moscou lui-même, lorsqu’il considère ni plus ni moins que rien d’autre n’aurait “pu faire autant pour le développement des relations entre le monde catholique et orthodoxe que les reliques de saint Nicolas”.

Et pour cause ! Le cardinal Parolin a pu constater de son côté l’immense ferveur spirituelle  des millions de fidèles russes. Un événement qualifié de “grandiose” par le numéro deux du Vatican, et qui a certainement contribué à rapprocher les deux Églises donc, mais aussi, de manière plus inattendue, le Saint-Siège et le gouvernement russe.

Fort de sa rencontre avec le patriarche orthodoxe, le cardinal Parolin a ainsi pu confirmer au président Vladimir Poutine la “nouvelle dynamique” des rapports entre catholiques et orthodoxes.

Le chef d’État russe, à son tour, a su reconnaitre les “valeurs universelles” portées par catholiques et orthodoxes. Valeurs qui fondent même, selon lui, le dialogue entre le Vatican et la Fédération de Russie. Le responsable des relations extérieures au patriarcat de Moscou a même enfoncé le clou par la suite, en affirmant qu’il devait y avoir des actions concrètes dans les grandes enceintes internationales, sur le plan des valeurs familiales, morales et sociales, et menées conjointement par les catholiques et les orthodoxes russes.

Cette tournée diplomatique de haut vol en Russie du cardinal Parolin s’est ainsi achevée le 24 août, sans fausse note. Le cardinal semble avoir bien préparé la suite, c’est-à-dire un hypothétique voyage du pape François lui-même. Lequel voyage, s’il n’était pas au programme officiellement, était bien présent dans tous les esprits.

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