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États-Unis : les responsables religieux condamnent le racisme

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Le cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Galvestin-Houston au Texas.
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Plusieurs responsables catholiques et protestants ont condamné le racisme après la manifestation suprémaciste qui a mal tourné à Charlottesville.

Depuis ce samedi 12 août, où une manifestation de suprémacistes blancs a tourné au drame, avec la mort d’une jeune femme de 32 ans et plusieurs blessés, Charlottesville est au cœur de l’actualité américaine. L’Église a tenu à réagir afin d’exprimer une position antiraciste.

Dès le lendemain des événements, le cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Galvestin-Houston au Texas et président de la conférence des évêques catholiques américains, a fait par de ses prières pour les victimes. « Au nom des évêques, je m’unis aux leaders de toute la nation pour condamner la violence et la haine qui ont fait une victime et de nombreux blessés à Charlottesville, en Virginie », a expliqué le prélat à Christopher Wells, du service anglophone de Radio Vatican. Condamnant « le racisme, la suprématie blanche et le néonazisme » et appelant à lutter contre « toute forme d’oppression”, le cardinal a rappelé que « l’amour de Jésus-Christ est l’arme la plus puissante contre la haine » et a repris la prière de saint François d’Assise : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où il y a la haine, fais que j’apporte l’amour ; là où il y a l’offense, le pardon. » Plusieurs hauts membres du clergé lui ont emboîté le pas.

Très engagé depuis des mois dans la lutte contre les violences et le racisme, le cardinal Blase Cupich, qui dirige le diocèse de Chicago a tweeté — en réponse aux propos de Donald Trump qui avait dénoncé « la haine, le sectarisme et la violence venant de divers côtés » —, « quand il s’agit du racisme, il n’y a qu’un côté : la lutte contre ». Même son de cloche chez les archevêques de Philadelphie et de Boston. Le premier, Mgr Charles Chaput a déclaré : « Le racisme est un poison pour l’âme. C’est le péché originel, abominable, de notre pays, une maladie qui n’a jamais été complètement guérie ». Pour le deuxième, Mgr Patrick O’Malley, il faut absolument « réaffirmer la conviction que la nation est destinée à inclure tout le monde, toutes les races, les cultures, les ethnies et les religions qui constituent notre pays. »

Chez les protestants plusieurs voix se sont également faites entendre, avec diverses tonalités, comme le rapporte La Croix. Plusieurs figures évangéliques, comme Franklin Graham, fils du célèbre théologien Billy Graham et proches de Trump, sont restés assez vagues dans leur condamnation, évitant pour le moment de parler de « racisme ». D’autres ont été plus vindicatifs néanmoins. Son homonyme, Jack Graham, pasteur d’une megachurch au Texas, membre du conseil consultatif évangélique du président américain a, quant à lui, affirmé sur Twitter que « la suprématie blanche et son mouvement sont fondamentalement mauvais et doivent être condamnés. Il n’y a pas de place pour cela en Amérique ».

Plus officiel, le Conseil des évêques de l’Église africaine méthodiste-épiscopalienne a pour sa part déploré « un crime haineux et un terrorisme domestique » et a pris à partie Trump, qui, pour lui, « n’a pas explicitement condamné le nationalisme blanc, le suprématisme, ni le Ku Klux Klan ». Pour finir, Russell Moore, l’un des responsables de la Convention des baptistes du Sud, principale dénomination protestante aux États-Unis, a déclaré que « l’idéologie d’une prétendue suprématie des blancs est antichrétienne et fondamentalement satanique ».

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