Aleteia

Comment être une bonne mère, sans courir un marathon ?

© Shutterstock
Share
Comment

Si la course fait rage entre les mères de famille, il n'y a aucune raison d'y participer...

Quand les deux lignes s’affichent sur votre test de grossesse, oui, vous êtes enceinte, et vous vous placez automatiquement sur la ligne de départ. Personne ne vous demande si vous êtes d’accord, si vous savez ce que vous avez à faire, ou si vous avez la force de participer à la course. Tout ce que vous voyez autour de vous, ce sont de jeunes mamans un peu stressées mais enthousiastes.

Vous observez un peu plus et vous voyez que beaucoup de mamans sont déjà en train de courir. L’une fait son footing avec un porte-bébé super chic, pendant que l’autre s’affaire en transportant bébé dans le siège-auto. La troisième ouvre un petit pot, alors que la quatrième prépare une carotte bio et des flocons d’avoine. Il y a une maman qui montre des fiches à son bébé de six mois pour lui apprendre à lire, et une autre qui organise une sortie avec une amie. Une maman portant un tablier lave les biberons qui n’en finissent jamais, alors qu’une autre est sur son ordinateur. Il y a une maman qui allaite et une autre qui donne le biberon. Être mère est un marathon…

Prêtes, partez ?

Peu importe, car la course commence que vous soyez prête ou non. Et tout ce qui importe au final est de mettre de l’amour dans tout ce que vous faîtes.

Bébé pleure pour la première fois ? Allez-y ! En réalité, vous n’aurez pas encore quitté l’hôpital que des marathoniennes chevronnées vous feront transpirer en vous demandant “Tu as eu une péridurale ou une césarienne ? Tu ne le voulais pas vraiment, si ? Tu allaites ? Tu sais ce qu’on dit du lait maternisé… L’as-tu fait vacciner ? Es-tu au courant des conséquences potentielles des vaccins ? Il prend déjà la tutute ? Hmm…”

Les petites questions des passants vous pousseront à penser à quel point vous êtes faible, égoïste et insignifiante, et qu’il y a un chemin difficile et escarpé à parcourir avant que vous n’arriviez au premier point de contrôle “bonne maman”. Vous aurez beaucoup de barrières et d’obstacles à franchir sur le chemin. Élever un enfant devient soudainement un sentier de montagne, impitoyable et épuisant.

Mais vous commencez à courir quand même… Que pouvez-vous faire d’autre ? Vous essayez de suivre le rythme des autres mamans, tandis que les questions, tout comme les obstacles, se multiplient. Dans les nombreux carrefours de l’information, vous essayez de trouver des signes : des réponses à vos questions. Dans un coin de votre cerveau, une petite voix vous crie : “Plus vite ! Plus vite ! Ne ralentis pas ! Pourquoi ne marche-t- il pas encore à quatre pattes ? Pourquoi n’a-t- il pas encore commencé à parler ? Comment une mère peut-elle trouver du temps pour aller boire un verre avec des amis ? Qui a du temps pour aller travailler d’ailleurs ? Est-ce vraiment vous à 100 % ? Quelque chose ne doit pas tourner rond ! Vous ne devez pas tourner rond !”

Parfaitement, vous entendez la voix de la « mauvaise mère ». Elle est méchante parfois, n’est-ce pas ?

Il y a des jours où vous voulez que le monde s’arrête de tourner ou vous aimeriez aller vivre sur une autre planète, car vous ne voulez pas passer toutes ces années à élever vos enfants dans un état de culpabilité proche de la névrose. Mais à moins de devenir astronaute, que pouvez-vous faire ?

Étape 1 :

Cela peut paraître facile en théorie, mais quand vous entendez cette petite voix qui vous dit “Partez !”.. Ne courez pas. Si vous êtes déjà en train de courir, arrêtez-vous. Restez où vous êtes, car vous avez le droit. Il ne s’agit pas d’une course où les premiers arrivés reçoivent des trophées. Il n’y a pas de trophée. Juste vous et votre famille.

Étape 2 :

Écoutez les conseils judicieux des sages-femmes et des psychologues et évitez (ou arrêtez) d’écouter les badauds. Donnez-vous un mois sans Facebook, sans forums internet, sans déjeuners de mamans. Sélectionnez soigneusement vos invités. Dîtes à vos connaissances et amis que c’est un moment particulier pour vous, votre mari et votre bébé, et que vous avez besoin de beaucoup de paix et de temps pour prendre vos repères.

C’est une période de grands bouleversements émotionnels, et les suggestions peuvent rendre susceptible, donc épargnez-vous cette peine. On a tous besoin de décrocher d’internet de temps à autre, quelle que soit l’étape dans laquelle on se trouve.

Étape 3 :

Souvenez-vous, vous avez le droit de vous sentir accablée, de faire des erreurs, et peut-être ne recevrez-vous pas d’applaudissements ni de récompense. Mais vous avez tout le temps de mûrir en tant que mère. Une bonne mère est une mère qui réfléchit, pas une mère parfaite. Tout ce qui compte, c’est l’amour que vous mettez dans tout ce que vous faîtes pour votre famille. La vraie récompense du marathon, vous la recevrez quand votre enfant viendra vous voir, vous fera un câlin et vous murmurera : “Merci, maman. Tu es la meilleure”.

Newsletter
Get Aleteia delivered to your inbox. Subscribe here.
[See Comment Policy]