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Yemen : le père Tom Uzhunnalil, otage des islamistes, serait vivant

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Les autorités yéménites confirment que le prêtre salésien enlevé il y a un an par un groupe de terroristes islamistes serait toujours en vie.

Le 4 mars 2016, un groupe armé islamiste pénétrait dans un foyer pour personnes âgées de Aden, au Yemen. Au cours de l’attaque, le prêtre salésien, originaire de Kerala en Inde, avait été fait prisonnier. Ce 12 juillet, Abdulmalik Abduljalil Al-Mekhlafi, ministre des Affaires étrangères, a assuré lors d’une visite en Inde que le père Thomas Uzhunnalil était vivant et que son pays mettait tout en œuvre pour le libérer.

L’attaque du foyer de charité avait été d’une extrême violence : quatre des cinq sœurs des Missionnaires de la Charité, qui se trouvaient sur place, ont été tuées, la dernière trouvant son salut dans la fuite. Douze autres personnes ont aussi été exécutées de sang-froid. Onze d’entre elles étaient musulmanes et l’une était un chrétien éthiopien. Quant au père Tom, il n’a eu que le temps de se précipiter dans la chapelle du foyer, pour consommer les hosties consacrées, afin d’éviter qu’elles ne soient profanées.

Des congrégations religieuses sur le front

Depuis plus d’un an, diverses rumeurs ont couru sur le sort du prêtre, nourries par la brutalité dont avaient fait preuve ses agresseurs lors de la prise d’otage. Durant la Semaine sainte de l’année 2016, de fausses rumeurs avaient couru sur la crucifixion imminente du prêtre, avant d’être démenties le 29 mars par un communiqué officiel de la congrégation des salésiens (SDB) en Inde. Le 8 mai 2017, une vidéo était mise en ligne sur le d’information en ligne Aden-TM. Tom Uzhunnalil apparaissait barbu et amaigri, assurant qu’il était bien traité “dans la mesure des moyens de ses agresseurs”, mais que sa santé se détériorait rapidement. Le missionnaire salésien de 57 ans souffre de diabète et d’hypertension.

Au Yémen, la communauté Houthie, soutenue par l’Iran, fait encore face à une coalition internationale menée par l’Arabie saoudite. Outre les bombardements, la population civile subit une épidémie de choléra qui affecte 320 000 personnes. Malgré cette situation, la congrégation des Missionnaires de la Charité, fondée par mère Teresa, continue à soutenir les plus fragiles. Les personnes handicapées du foyer d’Aden ont été placées dans deux autres foyers tenus par les Missionnaires de la Charité, à Sanaa, la capitale du pays et à Hodeidah, près de la mer Rouge.

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