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7 conseils pour passer de bonnes vacances avec sa belle-mère

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Les relations entre une belle-fille, un gendre et une belle-mère ne sont pas simples. Elles se compliquent souvent davantage lorsqu’il s’agit de passer des vacances ensemble. Voici 7 conseils pour bien s’entendre et passer des bons moments en famille.

Différences de génération, de mode de vie, de culture familiale, d’éducation, de foi ou tout simplement de tempérament, avec une belle-mère les sujets de friction potentiels ne manquent pas. A la perspective de cohabiter une semaine sous le même toit que belle-maman, certains angoissent un peu.

Certes, passer des vacances ensemble est un challenge. Est-ce une raison d’y renoncer ? De priver nos enfants de bons moments avec leurs grands-parents ? De retirer à nos maris le plaisir de se reconnecter avec leurs racines familiales ? Voici 7 clés pour bien s’entendre et passer des vacances paisibles.

1. Préserver son indépendance

“Si vacances communes il y a, elles doivent être courtes et préserver l’indépendance des uns et des autres”, conseille un moine bénédictin, accompagnateur de couples et de familles. Si l’on manque d’espace, l’idéal, quand c’est possible, est de résider dans deux lieux distincts mais proches.

A chaque famille d’inventer son mode de cohabitation. On n’est pas obligé par exemple de prendre tous les repas ensemble, ni d’avoir le même rythme. “Je trouvais pénible de devoir rentrer de la plage pour être à table à 13 heures. J’ai proposé à ma belle-mère de pique-niquer avec mes enfants. Nous nous retrouvons le soir avec bien plus de plaisir”, explique Nina.

Préserver l’indépendance de chacun permet de conserver l’essentiel : les moments partagés et positifs comme les jeux, le sport, les balades, les fous-rires…

2. Prendre de la hauteur

Le diable se niche dans les détails. Cuisine, rangement, ménage, horaires sont les lieux de friction par excellence. Autant le savoir pour relativiser. Florence raconte qu’un jour, elle a refusé vertement que sa belle-mère fasse réchauffer le petit-pot de son bébé au micro-onde car elle est contre ce type de cuisson. Aujourd’hui elle en rit : “Ce n’est pas une seule utilisation du micro-onde qui allait le rendre malade !” Mieux vaut lâcher prise et laisser passer quelques détails matériels qui nous agacent pour préserver l’harmonie.

Revenir un peu plus tard sur nos réactions peut nous aider aussi à mieux nous connaître. En se connaissant mieux, on entre plus facilement en relation.

3. Se respecter

Si l’on est reçu chez ses beaux-parents, il est normal d’en accepter les règles de fonctionnement et de savoir faire preuve de gratitude. Même encore jeunes, ils ne sont pas de la même génération. Ils ont droit à un minimum d’égards, non pas par formalisme mais avec une volonté de bienveillance.

Respecter c’est aussi s’intéresser à eux en les questionnant sur leurs souvenirs, leur vie, leur histoire personnelle et familiale. Pour cela, le temps long des vacances est idéal. Un truc ? Essayez de chaussez leurs lunettes pour apprendre à voir la vie comme ils la voient. “En réalisant que ma belle-mère avait grandi pendant la guerre, j’ai compris pourquoi elle garde tout, du jouet cassé aux emballages. Cela m’énervait, je suis aujourd’hui plus patiente”, explique Nina. Comprendre les raisons de l’autre permet aussi d’éviter les procès d’intention ou les jugements hâtifs.

4. Accepter les différences

Difficile de s’adapter à une famille avec ses codes et ses habitudes. Les comparaisons sont inévitables et il est aisé de trouver que chez soi, c’est bien mieux, plus accueillant, plus vivant, plus bohème etc. Comme il n’existe pas de famille parfaite, les habitudes de la belle-famille ont aussi un intérêt. Pourquoi ne pas les découvrir et s’y adapter, un peu comme lorsqu’en voyage, nous essayons de nous couler dans le mode de vie local ?

C’est aussi une belle preuve d’amour envers le conjoint qui a été façonné par ces mœurs familiales. Parfois, cela aide à comprendre son histoire, ses blessures d’enfance, certaines de ses attitudes.

Adepte du farniente, Christophe a joué le jeu : “Ma belle-mère râlait quand les petits déjeuners étaient pris après 9 heures. Pour une semaine, nous avons changé de rythme et découvert finalement que nos matinées pouvaient être bien remplies”.

5. Parler et s’écouter

“La facilité quand on est vexé, c’est de se taire” confie Marine qui se souvient avoir été reprise par sa belle-mère quand elle faisait une tarte aux légumes avec de l’huile d’olive. Si les frictions portent sur des détails, pourquoi ne pas les aborder avec un peu d’humour ?

Astucieux aussi, le fait de ne pas réagir à chaud, d’oser dire son ressenti, exprimer ses besoins et formuler une demande réaliste. En expliquant gentiment qu’elle s’était sentie infantilisée et qu’elle avait besoin d’autonomie, Marine a vite trouvé un terrain d’entente avec sa belle-mère.

6. Aimer

Inutile d’attendre de ressentir de l’amour pour commencer à aimer sa belle-mère ! “Le Seigneur nous attend sur des points sur lesquels nous allons engager notre volonté. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus l’a fait, un jour de Noël, quand elle a décidé qu’elle arrêterait de râler”, explique Marine.

Décider d’aimer quelqu’un de différent de manière inconditionnelle est un pari. Surtout quand, en vacances, on se voit tous les jours. Mais, à petit pas, en s’abandonnant à l’Esprit Saint, en le laissant agir en nous, c’est possible. Il nous réservera des surprises, nous inspirera des idées pour vivre ensemble de manière nouvelle. La personne que nous avons décidé d’aimer, même si nous sommes différents, saura que nous l’aimons. Notre conjoint, nos enfants, se sentiront bien.

7. Pardonner

Pour faire fonctionner la famille, cette machine brinquebalante mais si charmante, il faut mettre de l’huile dans les rouages : pardonner si l’on a été blessé, demander pardon si l’on a blessé. Pour Hélène, mère, belle-mère et grand-mère : “Il n’existe pas de famille idéale, des parents sans défauts mais c’est à travers les imperfections que la grâce passe”. A chacun d’utiliser ses propres talents pour contribuer à la bonne ambiance familiale, en proposant des initiatives positives.

Saint Paul n’avait pas de belle-mère mais il connaissait bien les relations humaines. Il nous offre une feuille de route pour nous aider pendant ces vacances familiales :

“Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même. Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait”. Colossiens (3, 12-14)

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vacances
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