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Les 4 obstacles à la prière

© Shutterstock
Un enfant en prière
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Famille Chrétienne lance une nouvelle collection de livres, « Les Questions spi de Marie », à destination des jeunes catholiques, pour répondre avec humour et profondeur à leurs grandes questions spirituelles. Premier tome : J’arrive pas à prier, c’est normal ? Extrait.

L’idéal d’une prière parfaite

« La prière peut être complètement nulle ! Il faut se désapproprier de sa façon de prier. Je me mets en présence de Dieu, je pose des actes de foi, de charité et d’espérance aussi honnêtement, aussi pauvrement que possible… La prière est faite. Un enfant qui sourit à ses parents, qui balbutie des mots incompréhensibles, cela suffit à̀ les faire craquer ! Ma chair et mon cœur blessés, mon péché, mon subjectivisme… Tout doit servir de tremplin pour se rapprocher de Dieu. Il ne nous rejoint que dans notre être réel, pas dans notre être idéal… Pour nous transformer et faire de tous des saints. »

L’ennui, le vide…

« Je peux témoigner que, dans ma prière, j’ai rarement reçu quelque chose. Par contre, toute ma journée est illuminée de ce temps-là. Je vois, je sais que telle grâce, que tel évènement, viennent de cette disponibilité que j’ai offerte — parfois lamentablement ! — à Dieu. L’homme est comme un barrage qui accumule la grâce et qui la redonne ensuite en conduite forcée, si j’ose dire ! Il y a une participation active de l’homme.

Il faut donc accepter ses sécheresses, ses vides, ne pas s’en inquiéter. La prière est un combat. Contre qui ? Parfois, l’ennemi, c’est Dieu qui m’apparaît comme tel à cause de mon égoïsme, et de cette fausse conception de la liberté qui croit que plus je suis indépendant de Dieu, plus je suis libre. Et parfois, c’est un combat intérieur contre mes propres passions, mes propres démons intérieurs — et parfois même le démon extérieur. Ultimement, le but de ce combat, c’est la remise de mon existence entre les mains de Dieu, qui est un Père qui m’aime infiniment. »

L’absence de ressenti

« À un moment donné, dans la prière, il n’y a plus de ressenti, plus de présence sensible de Dieu. On appelle cela la purification des sens. Il s’agit d’une profonde délicatesse de Dieu pour préserver notre liberté. Parce que Dieu veut une relation mature avec nous — filiale, mais pas infantile. Il ne veut pas avoir d’emprise affective sur nous, ce serait de sa part une prise d’otage, un non-respect de notre liberté. Dieu nous met en liberté, dans un face-à-face qui instaure une authentique relation d’amour, c’est-à-dire une communion et une transfiguration de notre être. »

La tristesse spirituelle, le « à quoi bon prier ? »

« Le Malin guette et brise la joie de l’amour de Dieu. Il nous fait trouver inutile l’exercice de la prière – “à quoi bon ? C’est l’action qui compte.” Petit à petit tout devient pénible, la prière, la messe… C’était bien parti mais finalement ce n’était qu’une illusion. C’est la pathologie bien connue des monastères, de ceux qui doivent durer dans une fidélité : l’acédie, la tristesse spirituelle. On en sort par une détermination qu’on appelle le désir, la soif de Dieu. Notre vie spirituelle vaut ce que valent nos désirs. Sainte Teresa de Calcutta disait qu’il n’y a qu’une seule différence entre les saints et ceux qui ne le sont pas : je veux/je ne veux pas. »

© Famille chrétienne
Couverture

J’arrive pas à prier, c’est normal ? 13,90 euros.

Retrouvez Marie sur sa page Facebook et sur son blog.

Tags:
priere
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