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Tronc mobile, quête sans contact, e-don : révolution annoncée dans les paroisses

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Surfant sur le bouleversement des habitudes de paiement, HeoH — une jeune entreprise de technologie française — propose aux paroisses et aux institutions religieuses des outils très innovants pour collecter des fonds.

Personne n’a oublié “Un drôle de paroissien”, ce petit bijou du Septième Art signé par Jean-Pierre Mocky en 1963, dans lequel un irrésistible Bourvil — qui partage l’affiche avec Francis Blanche et Jean Poiret — joue le rôle d’un aristocrate fauché, devenu expert dans le pillage des troncs d’églises à l’aide d’imparables techniques artisanales. Eh bien certaines des scènes cultes de ce film pourraient bien être ravalées demain au rang de curiosité ethnologique, compte-tenu de la révolution qui va bouleverser la collecte de dons dans les églises.

Quête dominicale, troncs pour les pauvres ou pour les cierges, denier du culte, mécénat patrimonial, dons ponctuels : toutes ces formes de contributions indispensable à la vie de l’Église et des églises devraient basculer progressivement dans la dématérialisation et le numérique. C’est en tous les cas le pari que fait HeoH, une “fintech” (comme “technologie financière”) tricolore spécialiste de l’économie du don, créée en 2012 par Ghislain d’Alançon et Antoine Vaccaro.

© HeoH

Nouveaux usages

Les concepteurs de ces nouvelles solutions se sont fondés sur des observations pragmatiques : le déplafonnement des paiements par carte bancaire, l’irruption du paiement sans contact, le paiement par téléphone mobile (“m-payment”), sont autant de phénomènes qui ont restreint l’usage de l’argent liquide. Il n’est dès lors pas rare qu’un fidèle peu prévoyant se retrouve démuni de billets ou de pièces lorsque passe le panier de la quête, ou qu’il souhaite soutenir sa prière en allumant un cierge. Un manque à gagner préjudiciable pour les paroisses que l’éventail des solutions proposées par HeoH devrait permettre de résoudre demain.

La borne de paiement sans contact est le produit phare de la gamme. Mobile, personnalisable, alimentée par une simple prise électrique, on peut l’utiliser pour le paiement des cierges, mais aussi pour des besoins plus ponctuels comme le financement d’une restauration architecturale, d’un pèlerinage, d’un patronage ou de toute initiative paroissiale. Les dons sont paramétrés de 2 à 20 euros et s’effectuent en approchant sa carte bancaire du terminal.

Modernité et tradition

La solution “Good Transaction”, elle, peut-être utilisée dans les boutiques paroissiales pour proposer aux clients de compléter leur achat d’un petit don pour une oeuvre à déterminer grâce à un message diffusé directement sur le terminal de paiement. Quant à la “Good Card”, il s’agit d’une carte de débit qui permet de collecter très simplement le denier de l’église ou des dons varié. Et Heoh devrait enfin proposer très prochainement un panier électronique utilisable pendant la quête.

Autant d’outils qu’HeoH propose aux paroisses et aux organisations religieuses, mais qui trouve aussi des champs d’application très intéressants dans le domaine touristique, patrimonial, solidaire ou participatif. En attendant leur déploiement, HeoH rappelle qu’ils se veulent complémentaires des moyens de collecte traditionnels. Une précision qui ne manquera pas de rassurer les plus nostalgiques des fidèles qui n’auraient pu se résoudre à ne plus assister au spectacle touchant d’un enfant sur la pointe des pieds, glissant une piécette dans un tronc cabossé par les années, avant de réciter une prière à saint Antoine de Padoue, sainte Thérèse de Lisieux ou sainte Rita.

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