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Le 29 juin, à vos tablettes et téléphones pour la Journée universelle de la charité du Pape !

La campagne pour la collecte de dons à l'Eglise est lancée
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La grande quête du denier de Saint-Pierre est désormais présente sur les réseaux sociaux pour que l’activité caritative originelle de l’Église garde tout son éclat.

Cette année, avec le pape François, le denier de Saint-Pierre est arrivé sur les réseaux sociaux : Twitter, Instagram, Facebook. Le Saint-Siège espère ainsi créer une “communication directe, authentique et transparente au service des plus démunis”. L’initiative a été lancée quatre mois après la création du site Internet www.obolodisanpietro.va, dans le sillage des “œuvres de miséricorde, de charité chrétienne, de paix et d’aide au Saint-Siège”, réalisées pendant l’Année sainte de la miséricorde.

Si la fête des saints Pierre et Paul, le 29 juin, est généralement choisie pour célébrer universellement la journée de la Charité du Pape, la date peut varier. En France, c’est le 1er dimanche du mois de mars. L’argent recueilli est transmis par les nonciatures des différents pays au bureau chargé des “oboles” de Saint Pierre, puis mis à la disposition du Pape. Mais les particuliers, à travers ces réseaux sociaux, peuvent aussi faire des dons privés toute l’année, et spécialement le 29 juin, ou directement à la Secrétairerie d’État qui a en charge ce bureau.

Au cours de cet événement qui, depuis 2013, a connu un fort essor, après plusieurs années de grande crise, toutes les paroisses du monde sont invitées à “faire une offrande au Saint-Père, pour soutenir son ministère universel et ses activités”. Par ce geste, les fidèles catholiques aident “matériellement” mais également “symboliquement” tous ceux qui, à travers le Saint-Père, “ont la mission d’annoncer l’Évangile”.

Une pratique incontournable

Le Denier de Saint-Pierre est une initiative de solidarité née à la fin du VIIIe siècle et bénie par Pie IX dans l’encyclique Saepe venerabilis (1871). Un signe de “communion” avec le Pape et un signe “d’attention” aux nécessités de nos frères. Un geste profondément “ecclésial” qui fait partie de la nature de l’Église, indique Benoît XVI dans sa première encyclique Deus caritas est, du 25 décembre 2005. Dès les premières années de son pontificat, le Pape émérite a voulu souligner la signification particulière de cette grande collecte, jugeant très important que “l’activité caritative de l’Église maintienne toute sa splendeur et ne se dissolve pas dans une organisation commune d’assistance”. L’Église, dit-il dans cette encyclique, “ne peut jamais se dispenser de l’exercice de la charité en tant qu’activité organisée des croyants et, d’autre part, il n’y aura jamais une situation dans laquelle on n’aura pas besoin de la charité de chaque chrétien, car l’homme, au delà de la justice, a et aura toujours besoin de l’amour” (n.29).

Une attention mise au goût du jour

Mais cette attention au denier de Saint-Pierre était également une constante chez Jean Paul II qui encourageait les fidèles catholiques à ne pas négliger ce grand moment de solidarité universel. Tant de gens, disait-il, “attendent du Siège apostolique un soutien que souvent ils ne réussissent pas à trouver ailleurs. Dans cette optique, le denier de Saint-Pierre représente une véritable participation à l’action évangélisatrice, spécialement si on prend en compte le sens et l’importance d’un partage concret des préoccupations de l’Église universelle” (Discours au Cercle Saint-Pierre, 28 février 2003).

Et une constante chez le pape François : “L’amour du prochain  n’est pas un vague sentiment mais un aspect essentiel de la miséricorde de Dieu (…) Il n’existe de vrai culte que lorsque celui-ci est vraiment mis au service du prochain”, rappelle-t-il souvent dans ses homélies matinales, à Sainte-Marthe, ou ses catéchèses, aux audiences générales du mercredi. “Oui, ignorer le pauvre, c’est mépriser Dieu”, insiste-t-il, car ce n’est pas voir en eux “Jésus lui-même venir à notre rencontre”.

Car, comme a rappelé ces jours-ci le substitut de la secrétairerie d’État, Mgr Angelo Becciu, à l’approche de la grande quête du 29 juin, “un vrai chrétien ne peut vivre uniquement de prière, il doit ensuite la transformer en acte de charité et de générosité”. Le site www.obolodisanpietro.va trace un profil du donateur type : un être “sensible aux plus nécessiteux, attentif aux conflits et aux grandes tragédies civiles qui frappent certaines régions de la terre, désireux de soutenir les victimes des violences perpétrées au nom de la religion ou de contribuer à la construction d’écoles et hôpitaux dans les périphéries du monde”, rapporte l’Osservatore Romano. Correspondons-nous à ce profil ? Pour méditer, se rappeler aussi des paroles récentes du Pape : “Tendre la main aux pauvres, un impératif dont aucun chrétien ne peut faire abstraction”, figurant dans son message pour la première journée mondiale de la pauvreté.

Tweet du pape François (1913) : “Qu’il serait beau si chacun de nous pouvais dire : “aujourd’hui j’ai fait un geste d’amour envers les autres””.

 

 

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