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Cinq questions simples sur l’Eucharistie

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L'Eucharistie.
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Alors que l’on célèbre ce dimanche 18 juin la Fête Dieu, "solennité du Corps et du Sang du Christ", appelée aussi parfois "Corpus Christi" ou "Corpus Domini", retour sur ce Saint Sacrement en cinq questions toutes simples, que chacun se pose.

Ce que l’on sait tous, de l’Eucharistie (du latin eucharistia qui signifie “action de grâces”), c’est qu’elle est un sacrement, qui contient réellement le corps, le sang, l’âme et la divinité de Jésus sous les apparences du pain et du vin. Elle a été instituée au soir du Jeudi saint, à la veille de la mort du Christ. 

  1. Pourquoi Jésus Notre Seigneur Jésus Christ a-t-il institué l’Eucharistie ?

On compte principalement trois 3 raisons pour lesquelles Dieu nous a offert le miracle quotidien de l’Eucharistie : pour continuer à s’offrir en sacrifice à Dieu son Père, pour qu’elle soit la nourriture de notre âme et enfin, pour en faire le mémorial perpétuel de sa passion et de sa mort, une preuve de son amour et de sa volonté d’être toujours auprès de nous. Pour mieux saisir la grandeur et la beauté de ce sacrement que Dieu nous a donné, rappelons-nous qu’une croyance populaire dit que même les anges nous l’envient !

  1. Puis-je communier tous les dimanches ?

Bien sûr ! Et chaque jour même si nous le pouvons et le voulons, pourvu qu’on le fasse avec les dispositions requises. Celles-ci sont très simples : il faut être en état de grâce (c’est-à-dire avoir la conscience pure de tout péché mortel), être à jeun d’au moins une heure avant la communion (sauf pour les malades, les personnes âgées et les femmes enceintes) et enfin savoir ce que l’on s’apprête à faire et le faire avec dévotion.

  1. Pourquoi doit-on être à jeun ?

Le jeûne eucharistique n’est qu’un devoir de respect et d’amour. Le corps s’apprêtant à recevoir en lui le Christ se doit d’être pur de tout autre aliment. “Le petit désagrément de ne rien manger nous rappelle que la réception de la sainte communion est de grande importance”, rappelait le père Gérald Murray, en 2015, dans le journal Famille chrétienne

  1. Combien de temps Jésus est-il présent une fois consommé ?

L’Église est très claire à ce propos dans le concile de Trente : si l’Eucharistie fait de nous des tabernacles du corps du Christ, nous le restons aussi longtemps que nous ne commettons pas de péché mortel. La présence réelle ne demeure en revanche que tant que les espèces sacramentelles ne sont pas consommées, c’est-à-dire avalées. Techniquement, puisque l’hostie conserve les apparences du pain, c’est notre corps qui l’assimile comme une nourriture. Pourtant, par le miracle de la transsubstantiation (1), c’est elle qui nous assimile en Jésus.

  1. Pourquoi l’hostie a-t-elle cette forme?

L’hostie est en fait du pain sans levain. Sa forme n’a, semble-t-il, rien de dogmatique. Avant que les religieuses (que l’on appelle joliment les « boulangères du Bon Dieu ») ne confectionnent les hosties, c’était, au Moyen Âge, le travail des oubloyeurs, les fabricants d’oublies. Les oublies étaient de petits biscuits ronds comme les hosties. Voilà sans doute d’où leur vient cette forme régulière.

“Frères, la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.” (1 Co 10, 16-17). 


(1) Transsubstantiation : miraculeux changement qui s’opère sur l’autel durant la messe, au cours duquel le pain et le vin abandonnent leur substance pour prendre celle du corps et du sang du Christ, en ne gardant que l’apparence du pain et du vin.

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